Aller au contenu
ESG OptimizerA STRATA product

Le socle de données

Saisissez une fois. Ressortez partout.

Votre consommation d'électricité de l'an dernier existe probablement en quatre exemplaires, dans quatre fichiers, avec trois valeurs différentes. Le socle canonique règle ce problème à la racine : une grandeur, une seule valeur, versionnée, et autant de projections que de référentiels demandés.

Contenu vérifié le 14 août 2026

Le problème, tel qu'il se présente vraiment

Une même consommation d'électricité est demandée quatre fois dans l'année. Par le questionnaire RSE d'un client, en kilowattheures. Par le dossier bancaire, en euros et en kilowattheures. Par le bilan d'émissions, converti en tonnes équivalent carbone. Par la réponse à un appel d'offres, sur un périmètre légèrement différent parce que le site loué depuis mars a été oublié.

Quatre personnes différentes, quatre fichiers, quatre moments. Le résultat n'est pas une perte de temps : c'est une perte de cohérence. Six mois plus tard, personne ne sait laquelle des quatre valeurs est la bonne, ni sur quel périmètre chacune portait, ni pourquoi elles diffèrent. Et le jour où un acheteur compare votre réponse d'appel d'offres à votre dossier bancaire, c'est vous qui devez expliquer l'écart.

La ressaisie n'est pas un problème de productivité. C'est un problème de défendabilité : deux chiffres différents pour la même grandeur suffisent à faire tomber la crédibilité de tout le reste du dossier, y compris de ce qui était juste.


Le socle canonique, et la règle d'ajout seul

Une grandeur, une valeur, une histoire complète. Aucune écriture ne détruit ce qui précède.

Chaque grandeur est stockée une seule fois, avec sa période, son périmètre, son unité, la pièce qui la fonde et son niveau d'assurance. Les rapports ne détiennent aucune copie : ils lisent le socle au moment où ils sont produits.

Rien n'est écrasé

Une correction n'efface pas la valeur précédente : elle ajoute une version datée, avec son auteur et son motif. L'ancienne valeur reste lisible, et un rapport déjà émis continue de pointer sur la version qui était en vigueur au moment de son émission.

Sur un exercice clos, le motif est obligatoire

Modifier une donnée d'une période déjà arrêtée exige un motif et une note explicative. Ce n'est pas une friction gratuite : c'est exactement la question que posera un auditeur, et il vaut mieux que la réponse soit écrite le jour de la correction que reconstituée dix-huit mois plus tard.

La méthode est versionnée comme la donnée

Un facteur d'émission, un seuil ou une formule porte une version et une date d'entrée en vigueur. Un recalcul sur une période close rejoue la méthode d'alors, jamais celle du jour, et c'est ce qui rend le résultat identique à la virgule près dans deux ans.

Cette règle a un coût de conception réel : il est plus simple d'écraser une valeur que de conserver toutes ses versions. C'est aussi la seule manière de répondre à la question que pose un auditeur au bout de la deuxième heure, et qui n'est jamais « quel est votre chiffre » mais « pourquoi n'est-ce plus le même qu'il y a six mois ».

Une grandeur, huit codes

La consommation d'énergie de l'exercice et les émissions qui en découlent, saisies une fois, et leur code dans chacun des huit référentiels servis.
RéférentielCodeCe qui est attendu
CSRD, normes ESRSESRS E1-6Émissions brutes des scopes 1, 2 et 3, au format du point de donnée.
Norme volontaireModule de base, B3Énergie et émissions de gaz à effet de serre, périmètre proportionné.
Taxonomie européenneCA, CapEx, OpExLa même donnée alimente les dénominateurs des trois indicateurs.
GRIGRI 302-1Consommation d'énergie au sein de l'organisation.
ISSBIFRS S2Informations liées au climat, dont les émissions par scope.
CDPC8.2Consommation d'énergie de la période de reporting.
BEGESPoste 6Consommations d'énergie hors électricité, au format du bilan réglementaire.
EcoVadisPréparationConstitution des pièces attendues à l'appui de la thématique environnement.

Une ligne de plus dans ce tableau n'ajoute pas une collecte, elle ajoute une projection. C'est la différence entre un outil qui empile des modules et un socle qui en sert plusieurs.


Le graphe à double sens, et l'aperçu avant modification

Le graphe relie chaque valeur à ce dont elle dépend et à ce qui dépend d'elle. Il se lit dans les deux sens, et les deux lectures répondent à deux questions distinctes.

Vers l'amont

D'où sort ce chiffre ? Le graphe remonte de l'indicateur publié à la valeur du socle, puis à la pièce déposée et à la version de méthode appliquée. C'est la question que pose un auditeur.

Vers l'aval

Qu'est-ce qui bouge si je corrige cette valeur ? Le graphe descend vers tous les indicateurs, rapports et livrables qui s'en nourrissent. C'est la question que pose un directeur financier avant de valider une correction.

Aperçu d'impact

Avant toute modification, l'aperçu liste ce qui changerait : quels indicateurs, de combien, dans quels livrables déjà émis. Cet aperçu n'écrit rien. Il se calcule, s'affiche, et disparaît si vous renoncez. Une simulation qui laisserait une trace dans les données ne serait pas une simulation.

Pourquoi aucun taux de couverture ne s'affiche ici

Il serait facile d'écrire sur cette page qu'un socle couvre quatre-vingt-douze pour cent des points de donnée d'un référentiel. Ce serait invérifiable, et donc faux au sens qui nous importe : une couverture dépend du secteur, du périmètre retenu, des exclusions justifiées et des activités réellement exercées. Deux entreprises du même code d'activité n'ont pas la même.

Le taux existe, mais il vit dans votre dossier : calculé sur vos données, indicateur par indicateur, avec la liste nominative de ce qui manque et le détenteur interne présumé de chaque donnée absente. Une donnée manquante y est affichée comme manquante, jamais estimée en silence.

Ces informations décrivent des textes publics. Elles ne constituent pas un conseil juridique.

Questions fréquentes

Concrètement, qu'est-ce qu'un socle de données canonique ?

Un endroit unique où chaque grandeur existe en un seul exemplaire : une consommation d'électricité, un effectif moyen, un volume de déchets, un nombre d'accidents. Chaque valeur y porte sa période, son périmètre, son unité, sa pièce justificative et son niveau d'assurance. Les rapports ne stockent alors plus rien : ils projettent cette valeur unique dans le format demandé. C'est ce qui rend impossible qu'un rapport BEGES et une réponse à un questionnaire client affichent deux chiffres différents pour la même année.

Que se passe-t-il si je corrige une donnée après avoir envoyé un rapport ?

Le rapport déjà envoyé ne change pas : il pointe sur la version qui était en vigueur au moment de son émission. Votre correction crée une nouvelle version, datée et motivée, et l'aperçu d'impact vous montre avant validation quels indicateurs et quels livrables s'en trouveraient modifiés. Vous décidez ensuite de réémettre ou non, et si vous réémettez, la nouvelle version le dit.

Faut-il ressaisir mes données pour chaque nouveau référentiel demandé ?

Non, et c'est le point. Un référentiel supplémentaire n'ajoute pas une collecte, il ajoute une projection. Si une grandeur manque réellement pour servir un cadre donné, elle est signalée comme manquante, avec son intitulé exact et son détenteur interne présumé : elle n'est jamais estimée en silence ni comblée par une valeur par défaut.

Pourquoi ne pas afficher votre taux de couverture par référentiel sur cette page ?

Parce qu'un taux de couverture n'a de sens que rapporté à un dossier réel, à son secteur, à son périmètre et à ses exclusions. Un pourcentage affiché en vitrine ne serait rattaché à rien, donc invérifiable, donc inventé. Le taux s'affiche dans votre dossier, calculé sur vos données, indicateur par indicateur, avec la liste nominative de ce qui manque.

Sur le même sujet

Commencer par ce que vous avez déjà

La première question n'est pas quel référentiel viser, mais quelles grandeurs vous savez produire aujourd'hui, et avec quelles pièces. Le point de départ tient en quelques minutes, sans compte.