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Retour d'expérience · Retour de découverte

Quand la donnée ESG est là, mais qu'il faut encore la retrouver

Le retour de Franklin Soumaho, chargé de mission RSE. Produire un indicateur ne consiste pas seulement à trouver un chiffre : il faut retrouver la personne qui le détient, le récupérer dans un format exploitable, vérifier son périmètre, comprendre sa méthode et pouvoir en retrouver la source des mois plus tard.

Contenu vérifié le 26 septembre 2026

Portrait de Franklin Soumaho, chargé de mission RSE

« En RSE, le plus difficile n'est pas toujours de trouver le bon indicateur, c'est de savoir où est la donnée, de pouvoir la prouver et de ne pas avoir à refaire le travail six mois plus tard. »

Franklin Soumaho · Chargé de mission RSE, Gutenberg

Retour de découverte. Franklin a découvert la plateforme et décrit ce qu'elle change, ou changerait, dans son quotidien. Ce n'est pas une étude de cas chiffrée : aucun résultat mesuré n'est annoncé ici. Franklin s'exprime à titre personnel. Ce retour n'engage pas son employeur, qui n'est pas présenté ici comme client.

La partie du travail que l'on ne voit pas

« Dans mon quotidien de chargé de mission RSE, il y a une partie du travail que l'on ne voit pas forcément : courir après les informations. Un indicateur est chez la comptabilité, un autre auprès des RH, les données énergie sont dans un fichier Excel, les justificatifs sont dans un dossier partagé et, au moment où un client me demande une information ESG, je dois parfois passer un temps considérable à tout retrouver et à vérifier. »

Le problème n'est donc pas l'absence de donnée. La donnée existe, mais elle est détenue par un autre service, difficile à extraire, stockée dans un format peu exploitable, calculée sur un périmètre différent ou trop peu documentée pour être reproduite. Le travail RSE devient alors en partie un travail de recherche, de réconciliation et de vérification.

« Les candidats habituels sont : relancer les gens qui détiennent la donnée, la récupérer dans un format inexploitable (PDF de facture, tableau mal structuré), réconcilier des périmètres qui ne coïncident pas [...] ou refaire un calcul dont personne ne se rappelle la méthode de l'an dernier. »

Une situation très concrète

« Un client me demande plusieurs informations sur notre démarche RSE dans le cadre d'un référencement fournisseur. Sur le papier, la demande paraît simple. En réalité, je dois retrouver les bonnes informations, vérifier qu'elles sont à jour, récupérer les documents justificatifs et parfois reformuler tout cela pour que ce soit compréhensible par la personne en face. »

C'est exactement la scène que traite le parcours de réponse au questionnaire d'un client : le fichier est déposé tel qu'il est arrivé, chaque question est rapprochée des données déjà documentées, et rien ne repart sans validation.

« Je sais qu'on a cette information quelque part »

« Si on me demande dans six mois, je pourrais remonter dans les échanges avec les services généraux pour la consommation de déchets et d'énergie par exemple. »

Cela fonctionne. Mais cela signifie aussi que la mémoire de la donnée dépend encore largement de l'organisation des documents et des échanges humains. Une donnée ESG utile n'est pas seulement « électricité consommée : X ». Il faut aussi pouvoir dire sur quelle période, quel périmètre, quelle source, quelle méthode, quel justificatif et quelle version.

« Quand je transmets une donnée ESG à un client ou que je l'intègre dans un reporting, je dois être capable de l'expliquer. J'ai donc besoin de savoir d'où vient le chiffre, quelle donnée a été utilisée, comment elle a été calculée et sur quelle preuve elle repose. »
« Si demain je peux cliquer sur un indicateur et retrouver immédiatement la source, le justificatif, la méthode et l'historique, je pense que cela peut vraiment changer la manière dont je travaille. »

C'est ce que décrit la page preuve et traçabilité : chaque valeur remonte à sa pièce, à sa méthode et à son historique.

Construire une donnée une fois, la réutiliser ensuite

« Je peux avoir à répondre à un questionnaire client le lundi, préparer un reporting RSE le mercredi et travailler sur un dossier environnemental quelques jours plus tard. On retrouve souvent les mêmes informations, mais dans des formats différents. Pouvoir construire une donnée une fois, la documenter correctement et ensuite la réutiliser me paraît donc particulièrement pertinent. »

L'automatisation, oui, avec une vérification humaine

« Faut toujours une vérification humaine pour assurer une cohérence même si c'est un outil automatique, mais à part cela pourrait constituer un gain de temps énorme. »

La distinction est essentielle. L'automatisation peut prendre en charge la part répétitive du travail : collecter, extraire, rapprocher, retrouver, préparer. La validation finale reste liée au contexte métier et au jugement du professionnel. L'enjeu n'est pas de remplacer le chargé de mission RSE, c'est de lui rendre le temps que son expertise mérite.

« Au niveau de chaque service, tout le monde soit concerné et ne pas traîner dans la transmission des informations qu'on leur demande, et pour ce faire il faut une organisation des documents au préalable. »

Un outil ne résout pas à lui seul la gouvernance de la donnée. Il peut en revanche structurer ce qui existe, rendre l'information accessible et conserver le lien entre la donnée et ce qui permet de la justifier.

Ce qui ne lui a pas plu

Publiée à côté des compliments, et pour la même raison : c'est cette ligne qui rend les autres croyables.
« En découvrant la plateforme, j'ai parfois eu l'impression qu'il fallait déjà connaître un peu l'univers ESG pour comprendre immédiatement tout ce qu'elle peut apporter. Entre la CSRD, le VSME, les ESRS, la taxonomie et les différents référentiels, on peut assez vite avoir beaucoup d'informations en tête. Personnellement, j'aurais aimé être directement plongé dans un cas concret. »

Ce qu'il aurait voulu lire en arrivant :

« Vous venez de recevoir une demande ESG d'un client. Importez-la ici et voyons ensemble ce qu'ESG Optimizer peut faire. »

Notre réponse. La remarque était juste, et nous l'avons appliquée : la découverte du produit commence désormais par une demande réelle. Dès l'ouverture du compte, on dépose le fichier reçu du client tel qu'il est arrivé, tableur, Word ou PDF, et l'on voit tout de suite ce que la plateforme en fait : les questions extraites, celles déjà rapprochées de vos données, celles qui restent à compléter, puis le fichier du client restitué dans son format.

Ce que ce retour nous apprend

Une grande partie de la valeur se trouve dans le fait de ne pas refaire le même travail. Une donnée collectée une fois, documentée, vérifiée, puis réutilisée. Et quand la question revient six mois plus tard, le professionnel ne devrait pas repartir à la recherche de l'information comme si elle n'avait jamais existé.

  1. Donnée
  2. Source
  3. Période
  4. Périmètre
  5. Méthode
  6. Preuve
  7. Historique
« Ce qui m'intéresse le plus n'est pas forcément d'avoir encore un nouvel outil RSE. C'est surtout de pouvoir passer moins de temps à chercher des fichiers, relancer mes collègues et vérifier des informations, et davantage de temps à analyser les résultats et faire avancer concrètement la démarche RSE de l'entreprise. »

À propos de Franklin

Franklin Soumaho est chargé de mission RSE (Chargé de mission RSE en alternance, Île-de-France) et s'intéresse aux enjeux de développement durable, de communication et de transformation des pratiques en entreprise. Son retour met en lumière une réalité quotidienne du métier : la difficulté n'est pas toujours de produire une donnée, mais de pouvoir la retrouver, la comprendre et la justifier dans le temps.

Récit établi par l'équipe à partir de ses réponses écrites. Les passages entre guillemets sont les siens, retouchés pour la seule typographie. Retour recueilli par écrit, publié avec l'accord de la personne citée. Aucun chiffre de résultat n'y est annoncé. Accord écrit du 26 septembre 2026.

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