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Vérification et assurance

Votre commissaire aux comptes travaille dans l'outil.

Pas de classeur de justificatifs envoyé par messagerie, pas de dossier partagé où plus personne ne sait quelle version fait foi. Un espace en lecture, borné dans le temps et dans la portée, où l'échantillon qu'il constitue reste figé et rejouable.

Contenu vérifié le 14 août 2026

Le classeur envoyé par messagerie

C'est la méthode par défaut, elle coûte cher aux deux parties, et personne ne l'a jamais choisie.

La vérification commence en général par une demande de pièces, à laquelle l'entreprise répond par une archive de deux cents fichiers aux noms hétérogènes, envoyée en trois fois parce que la messagerie a refusé la première. Suivent quatre semaines d'échanges où chaque question rouvre un fil, où deux versions du même tableau circulent, et où personne ne peut dire laquelle a servi à produire le chiffre publié.

Ce fonctionnement a un coût pour l'entreprise, qui passe son temps à retrouver et à renvoyer. Il en a un pour le vérificateur, qui consacre à la logistique documentaire des heures qu'il devrait consacrer au jugement professionnel. Et il produit un résultat fragile : à la fin, la trace de ce qui a été demandé, fourni et arbitré est éparpillée dans des messageries, c'est-à-dire nulle part.


L'espace du vérificateur

Un lien unique, aucun compte à créer, et quatre comportements qui règlent l'essentiel.

Le lien unique, sans compte

L'entreprise ouvre un accès en lecture, borné au périmètre et à la période de la mission. Le vérificateur ne crée pas de compte, n'installe rien, ne gère pas un mot de passe de plus. Exiger l'inverse d'un professionnel qui intervient chez trente entités reviendrait à garantir qu'il redemandera une archive par messagerie.

L'échantillon figé et rejouable

Il constitue son échantillon lui-même, et cet échantillon est figé à l'instant où il le constitue : valeurs, pièces et versions de méthode telles qu'elles existaient alors. Il le rejoue autant de fois qu'il le souhaite, avec le même résultat. Ce que l'entreprise modifie ensuite apparaît comme une modification datée, et non comme une disparition.

La demande de complément tracée

Une pièce manque ou n'emporte pas la conviction : la demande s'ouvre depuis la valeur concernée, avec son objet, son destinataire et son horodatage. Elle reste ouverte jusqu'à ce qu'une pièce y soit rattachée ou qu'un motif d'impossibilité y soit écrit. À la fin, la liste des demandes et des délais est une trace, des deux côtés.

L'accès borné, et sa révocation

L'accès porte une date d'expiration obligatoire et une portée explicite : quelles entités, quels sites, quel exercice. Il expire seul. L'entreprise peut le révoquer avant terme, et la révocation prend effet sur une session déjà ouverte, pas à la prochaine connexion.

Ce qu'il voit, et ce qu'il ne voit jamais

C'est la colonne de droite qui décide une direction financière, et c'est pour cela qu'elle est écrite.

Ce qu'il voit

  • Les valeurs publiées ou en cours de publication, avec leur niveau d'assurance
  • Les pièces justificatives rattachées à chaque valeur, dans leur version d'origine
  • Le journal d'audit : qui a saisi, qui a validé, quand, et le motif d'une correction
  • Les versions de méthode de calcul en vigueur aux dates concernées
  • Le rejeu à une date passée, sur l'échantillon qu'il a lui-même figé
  • Les écarts bloquants et les justifications écrites qui ont permis de les lever

Ce qu'il ne voit jamais

  • Les commentaires internes et les échanges entre contributeurs
  • Le plan d'action et les arbitrages de priorité de la direction
  • Les simulations, les scénarios et les trajectoires prospectives
  • Les exercices autres que celui sur lequel porte sa mission
  • Les entités et les sites hors du périmètre qui lui a été ouvert
  • Les dossiers d'autres clients, quand l'espace est celui d'un cabinet

La première objection d'une direction financière à l'idée d'ouvrir son outil n'est jamais technique. C'est la crainte que le vérificateur lise les commentaires internes, découvre le plan d'action et ses arbitrages, ou tombe sur une simulation. Cette crainte est légitime, et le cloisonnement n'est pas un réglage à activer : les travaux internes ne sont pas dans le périmètre d'un accès de vérification, quelle que soit la configuration.


Si vous êtes le vérificateur

Ce bloc vous est adressé, et il ne demande l'accord de personne chez votre client.

Vous intervenez sur plusieurs entités et vous recevez partout le même classeur de justificatifs. Vous pouvez demander un accès de démonstration pour votre propre compte, sans passer par un client et sans qu'aucun de vos clients en soit informé. Vous y testerez ce qui vous intéresse réellement : constituer un échantillon, le figer, le rejouer à une date passée, ouvrir une demande de complément et vérifier ce que produit le journal d'audit sur une valeur corrigée.

Ce que nous attendons de cet échange est explicite, parce qu'il vaut mieux le dire : votre avis sur ce qui manque nous est utile, et il arrive qu'un vérificateur en parle ensuite à une entreprise qu'il accompagne. Il n'y a ni contrepartie, ni commission, ni accord de recommandation, et nous n'en proposerons pas. Un prescripteur rémunéré cesse d'être un prescripteur, et votre indépendance vaut plus pour nous qu'une signature de plus.

Ce que l'outil ne fait pas, et ne fera pas. Il n'émet aucun avis, ne formule aucune opinion et ne préjuge d'aucune conclusion de mission. Il ne vous dit pas si une valeur est correcte : il vous montre ce qui la soutient, et vous laisse entièrement le jugement. Un produit qui prétendrait faire davantage vous proposerait de partager une responsabilité qui n'est pas partageable.

Questions fréquentes

Le vérificateur doit-il créer un compte, ou installer quelque chose ?

Non, ni l'un ni l'autre. Il reçoit un lien unique qui ouvre un espace en lecture, borné au périmètre et à la période de sa mission, avec une date d'expiration obligatoire. Aucun compte, aucun mot de passe, aucun logiciel à installer. C'est une décision de conception et non une commodité : un vérificateur qui intervient chez trente entités ne peut pas gérer trente comptes, et l'exiger reviendrait à garantir qu'il redemandera un classeur par messagerie.

Que se passe-t-il si le vérificateur demande une pièce qui n'a pas été déposée ?

Il ouvre une demande de complément depuis la valeur concernée. Elle arrive à l'entreprise avec son objet, son destinataire et son horodatage, et elle reste ouverte jusqu'à ce qu'une pièce y soit rattachée ou qu'un motif d'impossibilité y soit écrit. Rien ne se règle par un échange de messages en parallèle, et c'est l'intérêt : à la fin de la mission, la liste des demandes, des réponses et des délais constitue une trace, pour lui comme pour vous.

L'entreprise peut-elle modifier une donnée pendant que le vérificateur l'examine ?

Elle peut continuer à travailler, mais pas sous les pieds du vérificateur : l'échantillon qu'il a constitué est figé à l'instant où il le constitue. Il conserve les valeurs, les pièces et les versions de méthode telles qu'elles étaient à cette date, et il reste rejouable à l'identique. Toute modification postérieure apparaît comme telle, datée et attribuée, au lieu de faire disparaître silencieusement ce qu'il avait sous les yeux.

L'accès peut-il être coupé une fois la mission terminée ?

Il expire seul à la date fixée, sans que personne n'ait à y penser. L'entreprise peut aussi le révoquer avant terme, et la révocation est effective sur une session déjà ouverte : ce n'est pas une case décochée qui prendra effet à la prochaine connexion. Chaque consultation ayant été journalisée, l'entreprise sait précisément ce qui a été consulté pendant la durée de l'accès.

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