Aller au contenu
ESG OptimizerA STRATA product

PME de 50 à 500 salariés

Vous n'avez pas à tout donner. Et ce que vous donnez, vous devez pouvoir le prouver.

Vous n'êtes probablement plus assujettie à la publication. Cela ne change rien au mail que vous avez reçu du service achats de votre plus gros client. Voici ce qui est réellement dû, ce qui ne l'est pas, et comment répondre une fois plutôt que trois.

Contenu vérifié le 14 août 2026

La scène

Elle est toujours la même, et elle n'a rien à voir avec une directive.

Un mardi matin, un message du service achats de votre plus gros client. En pièce jointe, un tableur de quatre-vingts à deux cents lignes. Dans le corps du mail, une phrase courte : la réponse est attendue sous trois semaines, et elle conditionne votre référencement pour l'année à venir. Aucun interlocuteur nommé, aucune explication sur l'usage qui sera fait de vos réponses.

Personne dans l'entreprise n'a ce sujet dans sa fiche de poste. Il atterrit chez la direction financière, chez le responsable qualité ou chez le dirigeant, c'est-à-dire chez quelqu'un qui a déjà une semaine pleine. La tentation raisonnable est de remplir vite, en estimant ce qu'on ne sait pas, pour être débarrassé avant vendredi.

C'est cette réponse-là qui coûte cher, et rarement tout de suite. Un chiffre estimé de mémoire devient la référence de l'année suivante. Deux ans plus tard, l'acheteur vous demande d'expliquer l'écart avec le nouveau chiffre, ou pire, il vous demande la pièce. La personne qui avait rempli le tableur est partie, et le tableur lui-même a été repris trois fois.


Ce qui est dû, et ce qui ne l'est pas

La distinction se fait ligne par ligne. Elle ne se fait jamais en bloc, ni dans un sens ni dans l'autre.

Un donneur d'ordre a le droit de vous demander des données, et il n'a besoin d'aucune loi pour cela : le contrat suffit. Mais toutes les lignes d'un questionnaire ne se valent pas. Certaines portent sur votre activité et sont proportionnées. D'autres portent sur vos propres fournisseurs, sur votre structure de coûts ou sur des données personnelles de vos salariés, et vous n'êtes ni tenu ni parfois autorisé à les transmettre.

Répondre à tout par principe est aussi coûteux que refuser en bloc est risqué. Ce qui protège réellement, c'est de savoir sur quelles lignes vous êtes tenu, sur lesquelles vous pouvez négocier un délai ou un périmètre, et sur lesquelles un refus motivé est parfaitement défendable devant un acheteur.

Le tri se fait avant de remplir

La page consacrée au refus passe les demandes les plus fréquentes en revue et dit, pour chacune, si elle est due, négociable ou refusable, avec le motif à écrire dans votre réponse. Puis-je refuser de répondre ?

Les trois demandes qui reviennent

Trois formes, trois exigences différentes, et les mêmes pièces derrière.

Le questionnaire d'un client

Il arrive du service achats, souvent en tableur, souvent sans interlocuteur nommé.

Quatre-vingts à deux cents lignes, dont une bonne moitié ne concerne pas votre activité. Le piège n'est pas la longueur : c'est de répondre vite à tout, y compris à ce qui vous engage, pour être débarrassé.

Répondre à un questionnaire client

Le dossier de votre banque

À l'occasion d'un renouvellement de ligne ou d'un financement d'investissement.

Votre banque a ses propres obligations de publication et elle a besoin de données sur ses contreparties. Ce qu'elle demande est plus court qu'un questionnaire client, mais elle le conserve et elle le compare d'une année sur l'autre.

Le dossier de la banque

Le volet durabilité d'un appel d'offres

Dans la consultation elle-même, avec des points au barème.

C'est la demande la plus exigeante des trois, parce qu'elle est notée et parce qu'une réponse invérifiable peut être écartée. C'est aussi la seule où l'effort se transforme directement en chiffre d'affaires.

Le volet durabilité d'un appel d'offres

Les trois demandes ont des formats différents et posent, au fond, les mêmes questions sur les mêmes pièces. C'est la raison pour laquelle une collecte bien faite se réutilise au lieu de se refaire, et c'est le seul argument économique qui compte à votre échelle.


Ce qu'il faut avoir rassemblé, une fois pour toutes

Six familles de pièces. Aucune n'est exotique : elles existent déjà chez vous, dispersées.

Vos consommations d'énergie de l'exercice

Factures d'électricité, de gaz, de carburant, relevés de compteurs. Les factures, pas les estimations : c'est la première pièce que tout le monde demande et la seule qui se trouve sans effort.

Vos effectifs et vos données sociales de base

Effectif moyen, répartition femmes et hommes, accidents du travail déclarés, taux de départ. La plupart sortent de votre paie ou de votre bilan social, et personne ne vous demandera plus que cela.

Vos déchets et vos flux matières principaux

Bordereaux de suivi, contrats de collecte, tonnages par catégorie quand ils existent. Une absence documentée vaut mieux qu'un tonnage arrondi de mémoire.

Vos politiques écrites, même courtes

Code de conduite, charte achats, procédure d'alerte, engagement sur le travail des enfants dans la chaîne d'approvisionnement. Une page signée et datée répond à une dizaine de lignes de questionnaire.

Vos attestations de tiers en cours de validité

Systèmes de management attestés, audits sociaux, attestations de vos propres fournisseurs. Chacun porte une date de fin de validité, et c'est cette date qui compte le jour où on vous relit.

Le périmètre exact que tout cela couvre

Quelles entités, quels sites, quelle période. C'est le champ le plus souvent oublié et celui qui décrédibilise le plus vite un dossier : un chiffre sans périmètre n'est pas un chiffre.

Rassembler ces six familles au même endroit, avec la pièce attachée à chaque chiffre, est l'essentiel du travail. Ce qui vient après, produire un questionnaire, un dossier bancaire ou une réponse d'appel d'offres, est une projection de ce même socle dans des formats différents. Une donnée, mille sorties décrit ce mécanisme en détail.

Le chemin le moins coûteux pour commencer

Deux portes, aucune ne demande de créer un compte.

Le diagnostic rapide

Quelques minutes pour savoir quelles données vous êtes en état de défendre aujourd'hui et lesquelles ne tiendraient pas la première question d'un acheteur. Sans compte, sans dépôt de document.

Lancer le diagnostic rapide

L'auto-évaluation

Plus longue et plus précise : elle balaie les thèmes que couvrent les questionnaires d'acheteurs et vous rend la liste de ce qui manque, thème par thème. Sans compte également.

Faire l'auto-évaluation

Si vous avez déjà un questionnaire sur le bureau et une date, commencez par la page consacrée au dossier reçu : elle traite l'urgence avant de traiter le fond, ce qui est le bon ordre quand la semaine est déjà pleine.

Questions fréquentes

Mon entreprise fait 180 salariés. Suis-je obligée de publier un rapport de durabilité ?

Très probablement non. L'allégement du périmètre a sorti de l'obligation de publication la grande majorité des entreprises de cette taille, et le débat public continue pourtant de laisser croire l'inverse. Mais l'obligation de publier et la pression contractuelle sont deux choses différentes : votre client, lui, peut parfaitement exiger des données de vous par contrat, et il n'a besoin d'aucune loi pour cela. La page qui teste votre situation en quelques questions est celle du diagnostic d'assujettissement.

Puis-je refuser de répondre à un questionnaire de mon client ?

Cela dépend entièrement de ce qui est demandé et de ce que dit votre contrat. Certaines demandes sont légitimes et proportionnées, d'autres dépassent largement ce qu'un donneur d'ordre peut exiger d'un fournisseur, et quelques-unes vous demandent des données que vous n'avez pas le droit de communiquer. La distinction se fait ligne par ligne, jamais en bloc, et c'est exactement l'objet de la page consacrée au refus.

Combien de temps prend la première collecte ?

Nous ne donnons pas de durée moyenne, parce qu'elle ne dépend pas de nous : elle dépend du temps qu'il vous faut pour retrouver douze mois de factures et pour obtenir une réponse de deux ou trois fournisseurs. Ce que nous pouvons dire, c'est que la collecte n'est à faire qu'une fois : les mêmes pièces alimentent ensuite le questionnaire client, le dossier bancaire et le volet d'appel d'offres, sans être ressaisies.

Que se passe-t-il si je n'ai pas une donnée qu'on me demande ?

Elle est affichée comme manquante, avec le motif, et elle n'est jamais estimée en silence ni comblée par une valeur par défaut. C'est plus inconfortable sur le moment et beaucoup plus solide ensuite : une case remplie au jugé est une affirmation que vous devrez défendre, tandis qu'une absence assumée avec sa raison est une position tenable devant un acheteur comme devant un vérificateur.

Sur le même sujet

Savoir en quelques minutes ce que vous pouvez défendre

Le diagnostic rapide indique quelles données vous êtes en état de justifier aujourd'hui, et lesquelles reposent encore sur la mémoire de quelqu'un. Sans compte et sans dépôt de document.